par Jillian Glover

Quand l'Administration portuaire de Prince Rupert a célébré l'ouverture du terminal Fairview, l'Ouest canadien et la collectivité de Prince Rupert ont vu s'ouvrir à eux un monde de possibilités.
Le terminal Fairview du port de Prince Rupert a été décrit comme l'un des plus importants progrès réalisés dans le Nord Ouest de la Colombie-Britannique depuis l'arrivée du chemin de fer Grand Trunk Pacific. Annoncé comme un « corridor commercial express
», le nouveau terminal raccourcit de plus de deux jours le temps de transport entre l'Asie et l'Amérique du Nord.
Cet accroissement de capacité renforcera la position du Canada comme porte d'entrée rapide, efficace et sécuritaire pour satisfaire les exigences des transporteurs asiatiques qui cherchent à établir des relations commerciales avec l'Amérique du Nord.

Une nouvelle ère s'est ouverte en Colombie-Britannique pour l'industrie du transport avec l'inauguration du terminal à conteneurs en septembre dernier. L'événement historique a fait les gros titres internationaux et a attiré des milliers de spectateurs, y compris de hauts dignitaires gouvernementaux, des chefs d'entreprise et des chefs des Premières nations de partout dans le monde.
« L'expansion du port de Prince Rupert changera le paysage économique de la région et du pays tout entier grâce à l'établissement de liens économiques plus solides entre le Canada et l'Asie
», a déclaré la ministre de DEO Rona Ambrose.
Le projet de terminal de 170 millions de dollars a été financé par cinq partenaires : le gouvernement du Canada a fourni 30 millions de dollars par l'entremise de DEO; Maher Terminals, 60 millions de dollars, y compris trois grues pour navires classés Post-Panamax; la province de la Colombie-Britannique, 30 millions de dollars; CN Rail, 25 millions de dollars pour la structure ferroviaire du terminal; et l'Administration portuaire de Prince Rupert, 25 millions de dollars.
« Nous disons souvent que Prince Rupert attend ce jour depuis 100 ans
», a déclaré Don Krusel, chef de la direction de l'Administration portuaire de Prince Rupert, à l'inauguration du terminal.
Le projet de faire de Prince Rupert un corridor commercial avec l'Asie a été démarré dès le début des années 1900, à l'initiative du magnat du chemin de fer Charles Melville Hays, qui en a fait le point d'aboutissement du Grand Trunk Pacific Railway, une voie ferrée transcontinentale rivalisant avec le Canadian Pacific Railway pour le lucratif commerce de la soie d'Asie. Mais M. Hays a péri sur le Titanic et son rêve ne lui a pas survécu.
Pendant les 100 années qui ont suivi, de nombreux pays d'Asie ont connu une croissance rapide, la concurrence mondiale s'est accrue, la consommation mondiale d'énergie a augmenté et l'économie canadienne a changé. Tous ensemble, ces éléments ont stimulé la formation de nouveaux partenariats qui aident à réaliser la vision qu'avait Hays de l'Ouest canadien et de Prince Rupert comme porte du Canada sur l'Asie.
Depuis 1987, DEO travaille avec la province de la Colombie-Britannique et, plus récemment, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba pour aider le Canada à tirer parti des possibilités économiques émergentes dans les pays côtiers du Pacifique en Asie.
Outre le financement de l'expansion du port de Prince Rupert, DEO contribue à l'Initiative de la Porte et du Corridor de l'Asie-Pacifique du Canada en s'entendant avec les intervenants de partout au Canada et en donnant des conseils stratégiques sur la meilleure façon de profiter des possibilités économiques ouvertes par cet investissement important.